Réflexion du Soir / 03-06-2018

Pourquoi suis-je encore à croire que le vent viendra ? De ceux qui prétendent d'une voix forte, et de ceux qui opèrent en silence, meilleurs sans un mot, ni dire à la pointe.
Deux combats évoluent parallèlement. Celui du géant dans un désert de glace et celui de la fourmis dans un marais puant. Je suis de tous les feux, je dors sur des lieues, et dans chaque porc je laisse l'amour de l'Art louper le coche, désolé, isolé, dépité et insulté par de maigres idées, dégraissé par de violentes bourrasques. Pourquoi suis-je encore à croire que le vent tournera ? Demain, je serai l'orage. Torrent de grêle et marécage. Les girouettes cesseront de tourner. Sur les toits, il n'y en aura plus que pour moi.
Patience. Longueur du temps. And the storm will come.

Réflexion du Soir / 18-03-2018

N'oubliez jamais que l'évolution est en marche, que le monde change, sinon la Nature vous écrasera comme un vulgaire moucheron, puis elle passera à autre chose.

Réflexion du Soir / 14-02-2018

Le vrai problème, c'est qu'en l'espace d'un siècle, les êtres humains se sont vendus les uns aux autres tellement de rêves et d'idéaux qu'ils ont fini par croire en la plupart d'entre eux ; et chaque fois qu'ils regardent la réalité, qu'ils voient combien elle différe de leurs rêves, ils crient au scandale. Mais il n'y a pas de scandale, rien de neuf à l'horizon. L'être humain n'a pas changé. Il a seulement cru qu'en recouvrant le monde de paillettes, la merde qui était en dessous allait disparaître.
Les chats pensent qu'en changeant de fenêtre, la pluie va cesser.

Billet du Quotidien / 27-10-17

Aujourd'hui, mon coeur s'est serré. J'ai senti de l'amour. C'était chaud et ça semblait vouloir me dire : tout va bien, n'aie pas peur. Tu peux fermer les yeux. Je suis là.

Une lumière bienfaitrice est entrée par la fenêtre, qui a inondé la pièce, qui a inondé mon esprit, qui s'est plongée en moi pour me faire luire de l'intérieur. La chaleur s'est enfoncée dans ma mémoire pour y trouver des souvenirs de joies passées. Et ajouter sa pierre à l'édifice. Sa pierre précieuse. Un moment de grâce adamantine dans la grisaille de cet après-midi d'automne.

Tu n'as pas dit "je t'aime", mais je l'ai entendu. Ce non-dit merveilleux, je le garde au fond de moi. Avec les autres. Une lueur, prisonnière du cristal. Un éclat aurifère qui continuera à me réchauffer de l'intérieur. Chaque fois que je fermerai les yeux.
Aujourd'hui, je me suis senti aimé. Et pour cela, j'ai aimé en retour. De tout mon être.

J'ai rayonné.

Billet du Quotidien / 20-07-17

J'avais oublié le plaisir. Trop facile, trop rapide.
Je m'étais interdit l'euphorie. Trop vulgaire, trop simple.
J'avais cessé d'être léger pour porter aux épaules le faix. Je me suis voulu bête de somme en ne vivant qu'au poids d'un effort constant. Je n'avais plus d'insouciance, plus d'entrain, et c'était là mon handicap le plus sérieux. Je me traînais. J'étais lourd, j'étais las.
Mais c'est fini. Je reviens au jeu, dans le jeu, dans la course et pour un peu, je m'amuse !
Alors jouons, si tu veux bien. Sinon pourquoi continuer ?
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