Réflexion du Soir / 10-08-2018

On sait qu'une société glisse vers la dictature quand ce sont les idiots qui en prennent le contrôle.

Billet du quotidien / 03-06-2018

Deux combats évoluent parallèlement. Celui du géant dans un désert de glace et celui de la fourmis dans un marais puant.
Je suis de tous les feux, je dors sur des lieues, et dans chaque porc, je laisse l'amour de l'Art louper le coche.
Demain, je serai l'orage. Torrent de grêle et marécage. Les girouettes cesseront de tourner. Sur les toits, il n'y en aura plus que pour moi.

Réflexion du Soir / 18-03-2018

N'oubliez jamais que l'évolution est en marche, que le monde change, sinon la Nature vous écrasera comme un vulgaire moucheron, puis elle passera à autre chose.

Réflexion du Soir / 14-02-2018

Cent ans de relations publiques, de propagandes et de publicités mensongères, et voici où nous en sommes. Derrière les écrans, les papiers glacés, les vitrines climatisées, voici où en sommes.
En l'espace d'un siècle, les êtres humains se sont vendus les uns aux autres tellement de rêves et d'idéaux qu'ils ont fini par croire en la plupart d'entre eux ; et chaque fois qu'ils regardent la réalité, qu'ils voient combien elle différe de leurs rêves, ils crient au scandale. Mais il n'y a pas de scandale, rien de neuf à l'horizon. L'être humain n'a pas changé. Il a seulement cru qu'en recouvrant le monde de paillettes, la merde qui était en dessous allait disparaître.
Les chats pensent qu'en changeant de fenêtre, la pluie va cesser.

Billet du Quotidien / 27-10-17

Aujourd'hui, mon coeur s'est serré. J'ai senti de l'amour. C'était chaud et ça semblait vouloir me dire : tout va bien, n'aie pas peur. Tu peux fermer les yeux. Je suis là.

Une lumière bienfaitrice est entrée par la fenêtre, qui a inondé la pièce, qui a inondé mon esprit, qui s'est plongée en moi pour me faire luire de l'intérieur. La chaleur s'est enfoncée dans ma mémoire pour y trouver des souvenirs de joies passées. Et ajouter sa pierre à l'édifice. Sa pierre précieuse. Un moment de grâce adamantine dans la grisaille de cet après-midi d'automne.

Tu n'as pas dit "je t'aime", mais je l'ai entendu. Ce non-dit merveilleux, je le garde au fond de moi. Avec les autres. Une lueur, prisonnière du cristal. Un éclat aurifère qui continuera à me réchauffer de l'intérieur. Chaque fois que je fermerai les yeux.
Aujourd'hui, je me suis senti aimé. Et pour cela, j'ai aimé en retour. De tout mon être.

J'ai rayonné.

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