Billet du quotidien / 20-01-2019

Tu m'as trop donné. Pas comme il faut. Pas de la bonne manière. Alors je t'ai demandé de tout reprendre. Mais tu as laissé derrière toi un vide immense.
Tu étais en nombre, en quantité, et je ne pouvais pas assimiler toute cette foule de bons sentiments. Alors je t'ai demandé de partir. Mais tu as laissé derrière toi un vide immense.
Tu as fait ton entrée comme l'inondation, en avalant mes côtes et en noyant mon coeur, alors j'ai coupé court. J'ai posé un barrage, j'ai levé une digue. J'ai dû m'isoler de toi, et en m'isolant de toi, je me suis coupé du monde. La décrue a laissé derrière elle une terre impropre ; moi, vanné, défait, j'ai épongé les restes. Tout est sec et tranquille à présent.
Avec toi, le déluge ; après toi, le silence. Mais ce silence rime toujours avec un vide immense. Et j'en souffre encore malgré moi.
Tu aurais dû me faire mal. La douleur serait passée plus vite.

Réflexion du Soir / 10-08-2018

On sait qu'une société glisse vers la dictature quand ce sont les idiots qui en prennent le contrôle.

Billet du quotidien / 03-06-2018

Deux combats évoluent parallèlement. Celui du géant dans un désert de glace et celui de la fourmis dans un marais puant.
Je suis de tous les feux, je dors sur des lieues, et dans chaque porc, je laisse l'amour de l'Art louper le coche.
Demain, je serai l'orage. Torrent de grêle et marécage. Les girouettes cesseront de tourner. Sur les toits, il n'y en aura plus que pour moi.

Réflexion du Soir / 18-03-2018

N'oubliez jamais que l'évolution est en marche, que le monde change, sinon la Nature vous écrasera comme un vulgaire moucheron, puis elle passera à autre chose.

Réflexion du Soir / 14-02-2018

Cent ans de relations publiques, de propagandes et de publicités mensongères, et voici où nous en sommes. Derrière les écrans, les papiers glacés, les vitrines climatisées, voici où en sommes.
En l'espace d'un siècle, les êtres humains se sont vendus les uns aux autres tellement de rêves et d'idéaux qu'ils ont fini par croire en la plupart d'entre eux ; et chaque fois qu'ils regardent la réalité en face, qu'ils voient combien elle différe de leurs rêves, ils crient au scandale. Mais il n'y a pas de scandale, rien de neuf à l'horizon. L'être humain n'a pas changé. Il a seulement cru qu'en recouvrant le monde de paillettes, la merde qui était en dessous allait disparaître.
Les chats pensent qu'en changeant de fenêtre, la pluie va cesser.
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