Billet du Quotidien / 27-10-17

Aujourd'hui, mon coeur s'est serré. J'ai senti de l'amour. C'était chaud et ça semblait vouloir me dire : tout va bien, n'aie pas peur. Tu peux fermer les yeux. Je suis là.

Une lumière bienfaitrice est entrée par la fenêtre, qui a inondé la pièce, qui a inondé mon esprit, qui s'est plongée en moi pour me faire luire de l'intérieur. La chaleur s'est enfoncée dans ma mémoire pour y trouver des souvenirs de joies passées. Et ajouter sa pierre à l'édifice. Sa pierre précieuse. Un moment de grâce adamantine dans la grisaille de cet après-midi d'automne.

Tu n'as pas dit "je t'aime", mais je l'ai entendu. Ce non-dit merveilleux, je le garde au fond de moi. Avec les autres. Une lueur, prisonnière du cristal. Un éclat aurifère qui continuera à me réchauffer de l'intérieur. Chaque fois que je fermerai les yeux.
Aujourd'hui, je me suis senti aimé. Et pour cela, j'ai aimé en retour. De tout mon être.

J'ai rayonné.

Billet du Quotidien / 20-07-17

J'avais oublié le plaisir. Trop facile, trop rapide.
Je m'étais interdit l'euphorie. Trop vulgaire, trop simple.
J'avais cessé d'être léger pour porter aux épaules le faix. Je me suis voulu bête de somme en ne vivant qu'au poids d'un effort constant. Je n'avais plus d'insouciance, plus d'entrain, et c'était là mon handicap le plus sérieux. Je me traînais. J'étais lourd, j'étais las.
Mais c'est fini. Je reviens au jeu, dans le jeu, dans la course et pour un peu, je m'amuse !
Alors jouons, si tu veux bien. Sinon pourquoi continuer ?

Billet du Quotidien / 21-07-17

Plus tu me faisais mal, plus je trouvais ça normal.

Billet du Quotidien / 17-07-17

Toi et moi devons nous battre pour l'équilibre. Qu'il soit impossible ou introuvable, nous devons nous battre.
Antagonistes, alliés, coeurs indépendants.
Comme tu grandis avec moi, ton esprit et le mien se confondent. Tu es là, dans mon ventre, je suis là, dans ta tête. J'apprendrai à t'aimer, tu cesseras de me haïr. Nous nous domestiquerons l'un l'autre, et nous appelerons ça Volonté.
M'entends-tu à présent ? M'entends-tu ? Au milieu, les battements. Au milieu, la musique du sang et de l'oxygène. Au milieu, nous n'aurons plus mal. Nous ne ferons qu'un. Et quand il sera temps de partir, nous partirons ensemble.
Je n'ai que toi, je n'ai jamais eu que toi. Il m'a fallu tourner trente-six fois autour d'une étoile pour le comprendre. Pour te comprendre.
Silence, tu me parles. Silence. Ô toi ma chair, mon corps, mon être, je t'entends pour la première fois.

Billet du Quotidien / 11-07-17

Vous allez vouloir des explications, et une carte pour vous repérer. J'en demanderais autant. Sensément.
Mais je n'ai pas ce qu'il vous faut. Des explications, je n'en trouverai jamais de satisfaisantes. Une carte, je suis incapable d'en dresser une. Croyez-moi, il n'y a rien à comprendre.
Les vagues sculptent la rive sans se soucier des reliefs qu'elles laisseront derrière elles. Elles vont, et viennent, parce que le ressac est leur unique raison d'être.
Mon île n'a pas d'aile, mon ciel n'a pas d'isthme. Tout autour, l'eau se marre, se gausse et se barre. C'est ainsi.
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