Qui suis-je ?

Quelques mots d'introduction :
« Je ne sais pas comment tout cela a commencé. Vers l'âge de 8-9 ans, je me suis mis à écrire dans des cahiers de brouillon. Ces vieux cahiers bleus au dos desquels on trouvait des tables d'addition, de multiplication, etc. Dans certains, je tenais mon journal, dans d'autres je recopiais soigneusement des pans entiers de mes encyclopédies junior. L'encre et le papier me fascinaient déjà, je pouvais remplir des pages pendant des heures, je ne voyais plus le temps passer.
 
À douze ans, j'écrivais mon premier « roman ». Chaque chapitre s'étalait sur la face d'une page A4, et l'ensemble tenait dans un maigre porte vues. Je ne l'ai plus aujourd'hui, mais je me souviens qu'il ne me satisfaisait pas. Je le trouvais médiocre, mal écrit. Pourtant, je ne me suis pas laissé abattre, j'ai poursuivi mon apprentissage, en écrivant toujours plus, plus souvent, plus obstinément. En cela, les cours de français ne me passionnaient pas. La vision que l'on nous servait des mots me paraissait poussiéreuse, désuète, comme si toute vie s'en était échappée pour faire place à d'insipides explications de textes. Je n'ai jamais été très scolaire et mes résultats dépendaient chaque fois de l'intérêt que je portais aux enseignements dispensés, si bien que je pouvais tantôt exceller, tantôt finir dernier de la classe.
 
La passion a toujours été mon seul moteur. C'est pourquoi je n'ai pas poursuivi après le Bac. Ou très peu de temps. J'ai préféré gagner la vie active à la première occasion, apprendre l'indépendance et me lancer sur mon propre chemin, sans regarder en arrière, mais en visant toujours la réalisation de mon rêve. Seulement je ne voulais pas tenter de me faire publier, pas tant que je n'aurais pas atteint le niveau nécessaire. À mes yeux, on n'écrit pas à la légère, on ne devient pas romancier du jour au lendemain, c'est un métier qui ne s'invente pas. Il faut travailler, beaucoup, longtemps, ne jamais abandonner. Écrire, écrire, écrire, et encore écrire. Chaque jour si possible, au moins quelques phrases. S'essayer à tout, aller toujours plus loin dans l'expérimentation, se chercher et se découvrir, échouer, recommencer, jusqu'au jour où la chose paraît évidente : on est prêt. Au plus profond de soi, une lumière se fait. Il m'aura fallu un peu plus de vingt ans pour voir cette lumière.
 
Concernant « Occultes Racines », à l'époque où m'est venue l'idée de ce roman, je travaillais à un tout autre texte. Une histoire beaucoup plus « adulte », très documentée et passablement historique. C'est alors qu'est tombée une terrible nouvelle, une nouvelle qui allait bouleverser mon quotidien. Je n'en dirai pas plus car c'est un sujet très personnel, mais ce qu'il faut retenir c'est que, suite à cette annonce, il m'a été impossible de poursuivre le roman sur lequel je travaillais alors. Il me fallait une histoire plus légère, plus magique. Dans un repli défensif, voire régressif, je me suis demandé ce que j'aurais aimé écrire, et lire, lorsque j'avais douze ans. À l'âge de mon premier roman. Une première scène est née, puis une seconde, et tout s'est enchaîné très rapidement. Depuis lors, je travaille sur cette histoire qui n'a cessé de me surprendre et d'enjoliver mon quotidien, même dans les moments les plus sombres. Comme un remède à tous les maux. Car c'est aussi ça, écrire : trouver le bonheur en donnant vie à ses idées les plus passionnantes. »
Sarigan

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